Les deux nouveaux paquebots MSC seront livrables en 2025 et 2027 et propulsés au gaz naturel liquéfié.

Par Le Figaro avec AFP

Commande aux Chantiers de l’Atlantique: «Un cas rare dans notre industrie»
La cérémonie de signature s’est tenue à Matignon en présence du PDG de la filière croisière de MSC et du PDG des chantiers de l’Atlantique, à quelques heures du sommet «Choose France» organisé pour la troisième fois au château de Versailles.

L’armateur italo-suisse MSC a passé une commande de 2 milliards d’euros aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire pour deux nouveaux paquebots, livrables en 2025 et 2027 et propulsés au GNL (gaz naturel liquéfié), a annoncé dimanche l’Elysée.

Cette commande ferme s’accompagne de la signature de deux protocoles d’accord avec les chantiers navals, portant potentiellement sur 4 milliards d’euros d’investissements supplémentaires, a précisé l’exécutif, en amont du sommet «Choose France» lundi à Versailles. Afin de continuer à convaincre que la France est attractive malgré les mouvements sociaux en cours, Emmanuel Macron a convié près de 200 patrons français et étrangers sous les eaux du château, pour la 3e édition de ce sommet, et à la veille du Forum économique mondial de Davos.

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Une nouvelle commande devrait également être entérinée, et des contrats de financement portant sur quatre navires de la série World Class, devrait également être signés, selon les informations de Ouest France. Commandés en 2017, ce seront les premiers paquebots français propulsés au gaz naturel liquéfié. Leur construction devrait débuter en 2022.

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14 millions d’heures de travail

Selon l’Elysée, la construction à Saint-Nazaire des deux nouveaux paquebots de 6.700 passagers chacun va générer «14 millions d’heures de travail, correspondant à 2.400 emplois pendant trois ans et demi». L’accord prévoit également le développement d’une nouvelle classe de paquebots au GNL ainsi que celui d’un nouveau prototype de bateaux propulsés pour partie à la voile, intégrant de fait les «meilleures innovations en matière environnementale», le secteur de la croisière étant régulièrement accusé de polluer massivement. Le GNL est un carburant qui n’émet pas de dioxyde de soufre et réduit jusqu’à 20% les émissions de CO2, et de plus de 95% les particules fines.

L’exécutif fait remarquer que ces commandes et protocoles d’accord s’inscrivent «dans le sillage de 15 bateaux déjà construits par les Chantiers pour MSC au cours des 20 dernières années» et évoque «13 navires MSC» qui sortiront de Saint-Nazaire dans la décennie à venir. En novembre dernier, la livraison à Saint-Nazaire du «MSC Grandiosa» avait été précédée par la découpe de la première tôle du «MSC Europa» de la série World Class. Ce navire, qui doit être livré en 2022, sera le premier paquebot propulsé au GNL construit en France.

C’est ce type de paquebot que livreront donc en 2025 et 2027 les Chantiers de l’Atlantique, dont le rachat par l’italien Fincantieri fait l’objet d’une enquête approfondie ouverte par la Commission européenne. L’exécutif européen a jusqu’au 17 mars prochain pour prendre une décision concernant ce rachat, qui pourrait nuire à la concurrence dans la construction navale.

 

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