A Toulon, la fumée des ferries est dans le collimateur des riverains du port.
A Toulon, la fumée des ferries est dans le collimateur des riverains du port. Photo V. R.

Si aucune station n’a finalement été posée sur le port, un dispositif devrait toutefois être mis en place. Certes, plus tard, mais plus important pour de meilleurs relevés, assure AtmoSud.

En début d’année, AtmoSud, l’agence agréée pour la surveillance de la qualité de l’air, s’apprêtait à installer une station de mesure de la pollution atmosphérique aux abords du port de Toulon.

Au moment où l’été touche à sa fin, aucun relevé n’a finalement été effectué pendant la saison haute, le dispositif n’ayant pas été mis en place.

Et ce, alors que les dispositifs de mesure dans les ports de Nice et de Marseille sont de plus en plus nombreux. Des bornes ont en effet été installées chez des particuliers de la cité phocéenne; d’autres doivent être disposées ce mois-ci à Nice.

Prendre en compte toute la rade

Pourquoi alors ce retard en bord de rade? Justement, explique Sylvain Mercier, référent d’AtmoSud pour le Var, parce qu’il s’agit de surveiller la qualité de l’air sur l’ensemble de la rade.

Pas seulement au niveau du port, mais aussi du Mourillon et de La Seyne.

“Après de nombreuses rencontres avec les différents acteurs – la métropole Toulon-Provence-Méditerranée, la Chambre de commerce et d’industrie du Var, mais aussi les associatifs ou encore l’Agence régionale de santé -, ils nous ont signalé que la borne que nous prévoyions de poser sur le toit de la DDTM (avenue de l’Infanterie-de-marine à Toulon, Ndlr) ne prenait pas en compte l’ensemble de la rade: il manquait ce qu’il se passe au niveau du Mourillon et de La Seyne.”

AtmoSud a donc décidé de réfléchir à une nouvelle campagne. Et, par là même, de temporiser, un dispositif plus complet demandant des délais supplémentaires.

>>LIRE AUSSI. Comment les ports de la rade de Toulon cherchent à réduire la pollution atmosphérique

“Faire tomber les fantasmes”

Sylvain Mercier est le référent d’AtmoSud pour le Var.
Sylvain Mercier est le référent d’AtmoSud pour le Var. DR
D’autant qu’il ne s’agit pas seulement de mesurer la pollution, mais de la caractériser. Autrement dit, de déterminer dans quelle mesure les paquebots et autres ferries qui fréquentent le port de Toulon – La Seyne en sont responsables.”L’objectif est aussi de faire tomber les fantasmes sur l’impact maritime“, souligne Sylvain Mercier.Il rappelle ainsi que, sur TPM, 19% des émissions de dioxyde d’azote et 7% des particules fines proviennent du transport maritime, contre, respectivement, 66% et 39% qui sont issus du transport routier.Pas question, cependant, de minimiser l’impact du “secteur maritime, qui est un gros contributeur” à la pollution de l’air.

 

Source : https://www.varmatin.com/environnement/la-pollution-de-lair-nest-toujours-pas-mesuree-dans-le-port-de-toulon-on-nous-a-explique-pourquoi-409973

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